Préservation de la biodiversité

La Ville d’Illkirch-Graffenstaden s’engage pour la préservation de la biodiversité et de la santé humaine, notamment en ne recourant plus aux pesticides depuis 2008 pour entretenir ses parcs et jardins.

Elle développe régulièrement des actions concrètes en matière de préservation de la biodiversité locale, ainsi que des actions de sensibilisation du grand public. Depuis le 13 juillet 2012, la Ville est signataire de la charte « Tous unis pour plus de biodiversité« .

De plus, afin de prendre en compte les enjeux climatiques et environnementaux, la Ville s’est également dotée d’un Plan Climat communal.

Protection de la faune

Protection des abeilles

Les abeilles jouent un rôle fondamental dans la dissémination de la vie. Aujourd’hui, après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l’environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées (emploi abusif de produits phytosanitaires de plus en plus toxiques, remembrement, monoculture, etc.).

En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. Ce dépeuplement a également lieu par ruche, d’où un besoin de nouvelles ruches.

En accompagnement de la politique « zéro phyto » poursuivie par la Ville, cette action de préservation de l’abeille, et par conséquent de la biodiversité, trouve sa traduction concrète dans des conventions relatives à l’installation et au suivi de ruches au parc Friedel, ainsi que dans le parc du Fort Uhrich, par différents apiculteurs locaux successifs.

Face à l’augmentation de la présence du frelon asiatique, une campagne de lutte a été mise en place. Elle repose notamment sur l’installation, au printemps, de pièges sélectifs sur le ban communal afin de limiter sa prolifération. Ce prédateur représente une menace importante pour les abeilles. À titre d’exemple, un seul nid de frelons asiatiques peut entraîner la destruction annuelle de plus de 11 kilogrammes d’insectes et la disparition de 20 à 25 % des colonies d’abeilles présentes sur son territoire.

Des filets et des seaux pour sauver les batraciens

La Ville d’Illkirch-Graffenstaden, la Ville de Strasbourg ainsi que la Collectivité européenne d’Alsace ont financé l’achat de filets et de seaux qui ont été placés à la Schafhardt, ce qui permet de sauver plus de 2000 batraciens chaque printemps.

Une dizaine de bénévoles des associations « Eschau Nature » et de la Ligue pour la Protection des Oiseaux Alsace (LPO) viennent récupérer les batraciens tombés dans les seaux et les aider à traverser la route.

L’opération est reconduite chaque année depuis 2011.

Des mares ont également été creusées au sein de la réserve naturelle du côté du Baggersee afin de maintenir la population de batraciens en forêt, empêchant ainsi les massacres liés aux traversées de route.

Protection des oiseaux

La LPO Alsace développe de nombreuses actions de conservation et de sensibilisation en milieu urbain, notamment au travers de conventions de partenariat avec la Ville depuis 2010. Ces conventions sont régulièrement renouvelées.

À Illkirch-Graffenstaden, les actions proposées sont les suivantes :

  • diagnostics et mise en place de mesures de protection de l’avifaune des bâtiments de la Ville ;
  • soirées-conférences et sorties de sensibilisation à destination du grand public.

Ces actions concrètes permettent également de créer le lien avec les habitants et de transmettre le plaisir et l’émerveillement de la nature en faisant rimer biodiversité avec proximité.

Par ailleurs, afin de protéger les oiseaux, la Ville mène un travail de régulation des chats errants, en partenariat avec l’association ERA. Les chats errants mâles sont stérilisés et tous les animaux pris en charge sont identifiés par puce électronique. Ils peuvent ensuite être proposés à l’adoption ou remis en liberté sous le statut de « chat libre ». L’association ERA intervient en complément de la fourrière communautaire de l’Eurométropole de Strasbourg.

Cohabitation habitants / faune sauvage

La LPO et le Groupement d’Étude et de Protection des Mammifères d’Alsace (GEPMA) sont des associations de protection de la nature qui œuvrent pour la préservation des oiseaux et des mammifères sauvages et de leurs milieux de vie.

Ces deux associations de protection de la nature ont décidé de mettre en commun leur savoir-faire pour créer un service spécifique, le service « Médiation Faune Sauvage » (MFS) qui a notamment pour objectif de régler les problèmes de cohabitation entre les habitants et la faune sauvage. Ce service apporte aux personnes une réponse à toutes les questions relatives à la petite faune sauvage, qu’il s’agisse d’interrogations liées aux difficultés de cohabitation avec des mammifères et des oiseaux sauvages ou à la détresse d’un animal blessé. Il est possible de contacter ce service au 03 88 22 07 35.

Dans le cas d’un animal sauvage trouvé ou blessé, vous pouvez contacter le 08 33 22 07 35 (numéro d’urgence LPO Alsace).

Par ailleurs, la Ville propose régulièrement des animations de sensibilisation à l’environnement et à la biodiversité en partenariat avec la LPO et le GEPMA.

Protection des chauves souris

En 2025-2026, dix gîtes à chauves-souris ont été installés au parc Friedel et au parc des Bonnes Gens afin de leur offrir des habitats favorables et de contribuer à la préservation de l’espèce.

Zéro phyto et gestion différenciée des espaces verts

Depuis 2008, le service espaces verts de la Ville n’utilise plus de pesticides et d’engrais chimiques dans les espaces verts. La Ville s’est engagée depuis plusieurs années dans un programme baptisé « zéro phyto », ou « zéro pesticide ». Cette politique vise à supprimer l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques.

Elle a été suivie, la même année, dans cette démarche par l’Eurométropole de Strasbourg. L’objectif est la protection de la santé publique, la protection des ressources en eau, la préservation de la biodiversité et la protection de l’air et des sols. En effet, les pesticides, même à très faible dose, sont dangereux et toxiques.

La démarche « zéro phyto » est également mise en œuvre dans les allées des cimetières de la Ville, où plus aucun produit chimique n’est utilisé.

Les prairies naturelles constituent une alternative écologique intéressante à la pelouse classique. En effet, constituée de graminées et de fleurs vivaces variées, la prairie nécessite beaucoup moins d’entretien que les traditionnelles pelouses. Deux à quatre fauchages par an suffisent. De plus, elles favorisent la biodiversité animale et végétale. Les espaces subissant le minimum d’entretien et de traitements attirent naturellement de nombreuses espèces animales, aussi bien les insectes que les oiseaux.

D’autre part, des modes de désherbages alternatifs ont été mis en place comme le désherbage manuel ou le désherbage mécanique.

Pour chaque espace dans la ville, les services appliquent des méthodes d’entretien appropriées : c’est la gestion différenciée. Jardins d’ornement, jardins familiaux, squares, berges ; au lieu de traiter tous ces espaces de la même manière, chacun bénéficie d’un traitement particulier, suivant ses caractéristiques, son usage et sa fréquentation.